Les provinces de l’Ituri et de deux Kivu sont loin d’être les seules touchées par les milices et groupes armés en République démocratique du Congo. Au Sankuru, province pauvre et enclavée située au centre du pays, des milices opèrent en plein jour, particulièrement dans le territoire de Katako-Kombe.

Après avoir tracassé des villageois et incendié des villages, une milice entretenue et soutenue par les chefs de groupements Lowela et Nkoy Pongo ont tenté de prendre le contrôle du secteur des Ukulungu.

Dimanche 11 décembre 2022, des membres de cette milice dont l’alerte sur l’existence aurait été signalée et ignorée à Kinshasa depuis novembre dernier, ont attaqué Raphaël Okitafumba, plus connu sous le surnom de Bockyto, chef de secteur des Ukulungu.

Les informations recoupées de sources locales renseignent qu’un piège lui aurait été tendu au village Deko.

« Sachant qu’il ne tolère aucun cas d’insécurité dans son secteur, on lui a envoyé des informations selon lesquelles deux villages se sont attaqués, question de l’approcher pour l’achever », raconte-t-on.

Tombés dans cette embuscade, le chef Bockyto et les policiers qui l’ont accompagné ont essuyé des tirs à balles réelles avant de se voir administrer des coups de machettes et autres armes blanches. Tabassés comme de serpents par des miliciens, ils ont été laissés pour mort.

D’après de villageois qui ont déserté le village après l’attaque, l’opération aurait été financée et préparée par les chefs des groupements Lowela et Nkoyi Pongo. Ce dernier, a déjà été cité, il y a quelques années, dans la tentative de création d’une milice dans son village Okitodimba.

Alertées, les autorités provinciales du Sankuru ont dépêché des renforts, qui ont essuyé des tirs des miliciens cachés dans la forêt.

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Par ailleurs, le chef du groupement Nkoy Pongo, Jérôme Kokolomami, est accusé par des habitants de son groupement d’avoir amené nuitamment un infirmier qui se fait passer pour un chirurgien, à Lowela pour opérer faussement des membres de la milice qui ont attaqué le chef du secteur des Ukulungu. Ils ont été arrêtés.

Aux dernières nouvelles, le chef Bockyto et ses policiers sont entre la vie et la mort. Entre temps, des policiers appuyés par des éléments des FARDC dépêchés à partir de Lodja poursuivent la traque des miliciens.

Contactées, les autorités provinciales du Sankuru disent avoir pris de dispositions pour maîtriser cette milice et préfèrent « rendre compte à qui de droit avant de répondre à la presse ».

CNTLIVE

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