Monday, June 5, 2023

Rwanda: Kagame est en train de forcer Rusesabagina à écrire une lettre demandant pardon afin qu’il puisse le libérer.

Dans un retournement choquant des événements, des informations en provenance du Rwanda confirment que le gouvernement a forcé Paul Rusesabagina, l’hôtelier et militant emprisonné, à écrire une lettre demandant pardon au président Kagame. Cette décision fait suite à une pression croissante de diverses parties, notamment un négociateur américain, pour libérer Rusesabagina de prison.

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ECOUTEZ NATHALIE ROLLEY.

Rusesabagina, qui a acquis une renommée internationale après avoir sauvé la vie de plus d’un millier de personnes lors du génocide rwandais de 1994, a été arrêté en août 2020 pour des accusations de terrorisme et d’autres infractions. Il a été accusé de soutenir des groupes rebelles dans des pays voisins et de financer leurs activités.

Depuis son arrestation, des appels ont été lancés par des organisations de défense des droits de l’homme et des gouvernements du monde entier pour sa libération, de nombreux acteurs affirmant que sa détention est motivée politiquement. En réponse à cette pression, le gouvernement rwandais aurait recours à la contrainte pour forcer Rusesabagina à écrire une lettre demandant pardon.

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On pense que le président Kagame avait initialement refusé de libérer Rusesabagina, malgré la pression croissante pour le faire. Cependant, pour éviter l’embarras de revenir sur sa parole, il aurait exigé que Rusesabagina écrive une lettre demandant pardon. Cela lui permettrait alors de le libérer, en invoquant sa demande de pardon.

 

On ne sait pas ce que le président Paul Kagame voulait dire quant à la fin de l’affaire.

Soulignons que la famille de Rusesabagina n’a eu de répit de demander sa libération, affirmant qu’il est emprisonné pour des raisons politiques et qu’il a été jugé dans un procès truqué et tronqué. Le Rwanda a toujours démenti tout, en affirmant que le procès de Rusesabagina a été transparent. Mais Washington a toujours désigné Rusesabagina comme « détenu à tort », en partie à cause de ce qu’il a appelé le manque de garanties d’un procès équitable.

Rappelons qu’en août 2022, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré qu’il avait fait part de ses inquiétudes à Kagame au sujet du procès. Le Rwanda a déclaré que le procès était légal.

Maintenant le président Paul Kagame  parle de possibles voies de compromis pour mettre fin à l’affaire. Parle-t-il  de libération de Rusesabagina quelques mois seulement après avoir fermement condamné et déclaré que son pays ne sera jamais victime d’intimidation ou harcèlement des autorités américaines et d’autres organisations internationales  des droits de l’homme?

Le 15 décembre 2022, Paul Kagame déclara avec une pugnacité véhémente:

_ »Peut-être devriez-vous attaquer et prendre le contrôle du pays… pour que Rusesabagina puisse être libéré »._ 

Une position et déclaration trop extrêmes auxquelles va s’ajouter le soutien avéré de Kigali au M23 qui écume les villages entiers du Nord-Kivu. L’affaire de Rusesabagina reste une épine dans la boue! Mais il devient vite en même temps une échappatoire pour détendre une situation qui risque de faire bousculer Kigali dans l’isolement. Ainsi Paul Kagame fait le « re-recadrage », de sa position.

Kagame dit,  « Je peux seulement dire que quelque chose est en train d’être fait. Nous ne sommes pas le genre de personnes qui veulent s’en tenir à une seule idée sans prendre de mesures pour une raison quelconque. Comme vous le savez, dans notre histoire, quand nous avons voulu faire un pas en avant, nous sommes même arrivés au point de pardonner aux gens qui ont commis des crimes impardonnables, entre autres ceux qui ont participé au Génocide, etc. »

« Nous ne sommes donc pas esclaves de l’histoire. Il y a donc une discussion, on examine toutes les voies possibles de résoudre ce problème sans compromettre aux aspects les plus fondamentaux de cette affaire. Et j’espère que dans tous les cas une voie sera trouvée », dit Kagame.

Nous rappelons tout simplement que Rusesabagina, 68 ans, est un Rwandais de nationalité belge, avec le droit de résidence permanente aux États-Unis. Sa famille dit qu’il s’est retrouvé au Rwanda sans le savoir.

Diverses organisations internationales disent qu’il a été « kidnappé » et emmené force de son domicile de Texas au Rwanda.

Le président Kagame a expliqué que Rusesabagina avait été arrêté en sachant qu’il se rendait au Burundi, alors que le Rwanda le pourchassait pour crimes terroristes.

Rusesabagina, est devenu célèbre pour le film « Hôtel Rwanda ». Ce film joué en 2004, montre Rusesabagina faire feu de tout bois pour protéger 1200 personnes qui ont cherché refuge à l’Hôtel des Milles Collines, qu’il dirigeait,  en pleine tempête des massacres reconnus par la Communauté internationale sous le nom de génocide rwandais. Ledit film l’a rendu célèbre, jusqu’à recevoir, en 2005, des mains du Président Georges W. Bush la prestigieuse médaille de reconnaissance de lutte pour paix. Depuis lors, Rusesabagina  s’est dédié aux activités pour la paix. Mais de l’autre côté, il a commencé à critiquer le régime du président Paul  Kagame et a rejoint divers groupements politiques des rwandais qui ne ménagent pas le régime de Kigali. C’est ainsi qu’il est devenu l’ennemi juré de Kagame, et une bête  noire qui doit être chassée et abattue jusqu’à ce que Kigali utilise toutes les manœuvres pour l’emmener dans le piège.

Les groupes de défense des droits affirment que l’emprisonnement de Rusesabagina est un exemple probant que Kagame utilise des tactiques autoritaires pour écraser l’opposition politique et prolonger son emprise de plus de deux décennies de pouvoir; des allégations que le Kagame nie.

A l’heure qu’il est tout monde se demande alors comment Paul Kagame, qui avait dit avec une véhémence arrogante que la libération de Paul Rusesabagina ne serait possible que s’il y avait une invasion contre son pays, commence à dire qu’il est possible de le libérer. Pourquoi cette vertigineuse volte-face?  N’y aurait-il pas une terrible attaque secrète, qui fait peur à l’intrépide  Paul Kagame? Nous sommes là pour vous tenir informés!

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