GOMA VA BIENTÔT TOMBER

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En route pour assister les familles des victimes du drame de Kalehe, au Sud-Kivu voisin, le premier ministre a mis à profit son escale de Goma, pour procéder, la troisième fois, à l’évaluation de la situation sécuritaire et humanitaire dans les deux provinces sous état de siège, savoir Nord-Kivu et Ituri. 

Autour du premier ministre, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Lieutenant Général Constant Ndima et Johnny Luboya, gouverneur militaire de l’ituri, ainsi que d’autres services de sécurité de ces deux provinces, sans oublier les acteurs sociopolitiques et certains membres du gouvernement qui ont fait le déplacement avec le chef du gouvernement, ont participé aux échanges de ce vendredi 26 mai 2023, où l’insécurité grandissante déjà à la porte de la ville de Goma a été passée au peigne fin.

« Ici au sud de la province, que nous avons baptisé Sokola 2, nous faisons face à l’agression, où aujourd’hui, vous savez, le Rwanda avec son bras séculier, le M23 ont conquis quelques localités dans les territoires de Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, et aujourd’hui, autour de la ville de Goma. C’est pourquoi je dis que la situation reste préoccupante. Il fallait que nous expliquions cela au chef du gouvernement pour que des mesures adéquates soient prises afin que l’armée soit à mesure de faire face à cette situation», a déclaré le gouverneur militaire du Nord-Kivu. Au-delà de l’insécurité dans cette région, il y a une situation humanitaire très critique et dramatique d’après l’autorité provinciale.

«Nous faisons face à cette situation sécuritaire et humanitaire. La situation sécuritaire, ce sera avec l’accompagnement de notre gouvernement. Et pour la situation humanitaire, ce sera avec le gouvernement bien sûr, mais aussi les humanitaires qui sont à nos côtés. Bref, nous avons parcouru toute cette situation. Je lui ai expliqué ce que nous connaissons ici. Aussi, nous avons fait des recommandations à Son Excellence», a renchéri Constant Ndima.

Et d’ajouter : Au grand Nord, il y a l’activisme des ADF, qui, depuis plusieurs années, sont en train de massacrer notre population pour qu’ils occupent cette partie de la République et y installent un califat. Ce que les Congolais, les Nord-Kivutiens ne peuvent jamais accepter».

Pour ce qui est du processus de paix, le processus de Nairobi qui a engendré la feuille de route de Luanda, qui prévoyait un cessez-le-feu immédiat, l’armée dit observer avec pessimisme le retrait des M23 de ces espaces occupés. «C’est un retrait timide. Tantôt on se retire, tantôt on reprend les positions.

Voilà le jeu auquel nous sommes en train d’assister. Nous avons exigé que cela soit sincère pour que la population retrouve la paix et regagne leur milieu d’origine. Puisque les Congolais n’acceptent pas de rester dans les sites des déplacés, dans des camps pour tendre les mains, chercher la nourriture. Notre population est très active», a-t-il martelé.

Ce même vendredi matin, la société civile de Nyiragongo -territoire voisin de la ville de de Goma- a alerté les autorités sur les activités militaires de l’armée rwandaise.

Selon une dépêche rendue publique ce vendredi 26 mai 2023, par le président de ces forces vives, qui a signalé que depuis jeudi 25 mai, plusieurs soldats RDF ont passé leur nuit non loin du marché Ryabigize du district de Rubavu en guise du repos en attendant leur déploiement ce vendredi vers les territoires congolais via le groupement Kibumba.

À en croire cette même source, jusqu’à 5h du matin de vendredi, ces militaires rwandais étaient toujours visibles sur la colline Muti à Dagaza toujours dans la préfecture de Rubavu située à la frontière congolo-rwandaise.

 

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